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Poncia

 

                                                               .

Tenebræ me présente Poncia, une de ses amies, qui regarde déjà tout partout avec curiosité, et me fait penser à Katie Sarife.


Pendant que Tenebræ me demande des nouvelles de sa petite cousine, je vois Poncia se lever et aller vers ma bibliothèque puis en ouvrir les portes vitrées.
Poncia reste un moment immobile, prend un des livres, le secoue tel un éventail, comme pour en faire tomber une photo ou quelque lettre secrète, puis, sans résultat, le remet à sa place mais à l'envers, ensuite elle recommence avec un autre de mes livres, puis un autre et encore un autre et ainsi de suite.


"Je vais bien finir par en trouver une Tenebræ ! Y en a toujours !" dit-elle sans se préoccuper une seconde de notre conversation.

 

"Vous cherchez quoi ?..." lui dis-je en la voyant grimper sur une chaise.

Poncia vient vers moi en agitant un autre livre : "La preuve !!!"


"La preuve de quoi ?"


"Mais voyons ! La preuve de votre culpabilité bien sûr !!!..."

 
"N'est-ce pas Tenebræ qu'il est coupable !!!" ajoute t'elle d'une voix joyeusement ironique et cinglante comme un couperet.


"Mais coupable de quoi ?" lui dis-je en lui prenant des mains "la nuit bengali"


Soudain Tenebræ, qui aime de quoi je suis innocent, répond en toisant Poncia de ses beaux yeux les plus étincelants :


                                   "Eh oui ! Coupable d' Amour ma chère !!!"

                                                                   .

Photo Opéra 1920 : Richard Courtney | Photo Tenebræ : L' Air de Paris