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   "Plus j'y réfléchis plus je sens qu'il n'y a rien de plus réellement artistique que d'aimer les gens." Vincent Van Gogh    

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En 1967 furent découvertes, cachées dans un petit meuble d'un appartement de l'Avenue Mozart, un paquet de lettres, nouées par un ruban bleu ciel.

 

Une étude parut alors quelques mois après dans les Échos de Blaillac, et on y apprend que ses lettres avaient été léguées, par Madame Réhane Vaudier, à son amie Madame Hortense Choiseul de May.

 

Ces lettres, signées simplement Antoine, avaient été envoyées dans les années 1894, à Madame Réhane Vaudier, qui était à cette époque, une créatrice de mode renommée, et pas seulement à Paris.

 

Or : voici que la lecture de ces lettres sèment le doute concernant leurs contenus.

 

Si ces lettres étaient effectivement des lettres d'Amour, envoyées à Madame Réhane Vaudier, par contre, le style en est totalement éloigné ! Et il faut chaque fois y lire les tout derniers mots pour se persuader qu'elle sont vraiment des lettres d'Amour.

 

Car pour le reste, dans toutes ses lettres, Antoine ne parle que de choses insignifiantes, de détails incongrus d'une banalité affligeante qui, d'après Madame Hortense Choiseul de May, faisaient pourtant chaque fois rire Madame Réhane Vaudier. Et même, le plus souvent, ces lettres, semblent avoir été écrites paresseusement, et comme sans certitude aucune, et, sans même y croire un seul instant !!!

 

Mais une lettre ajoutée, et écrite par Madame Hortense Choiseul de May, certifie que toutes les lettres d'Antoine, montraient à quel point une passion, dévorant tout sur son passage, unissait Madame Réhane Vaudier à Antoine.

 

Hélas : Tant de lettres d'Amour, écrites avec tellement d'application, à grand renforts de mots aux superlatifs enjôleurs, ne témoignent, malheureusement, que d'une bien pâle copie d'un amour déjà épuisé avant même d'avoir commencé !!!

 

Alors que tout au contraire, les lettres d'Antoine à Madame Réhane Vaudier, montraient, dans un battement d'ailes, la splendeur d'un Amour indéfectible s'envolant sans contrainte !!!

 

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Photo :  Octobre 1895  : Antoine pendant ses 28 jours à Bourges