"Plus j'y réfléchis plus je sens qu'il n'y a rien de plus réellement artistique que d'aimer les gens." Vincent Van Gogh
AVERTISSEMENT :
Dans cette histoire nous n'avons aucune raison de mettre en doute
les propos d'Odile Langlois qui a - bien sûr - son libre arbitre mais
qui, d'une manière générale, n' a pas - comme on dit - l'habitude de
raconter des histoires !!!
Parfois notre regard perçoit quelque chose à laquelle notre cerveau ne prête aucune attention particulière et qu'il semble rejeter d'emblée aux oubliettes. C'est justement ce qui est arrivé à Odile Langlois qui passa par la rue Darbon en revenant de son travail. Et c'était sans doute la toute première fois car par habitude Odile Langlois prend toujours le Boulevard Langevin pour rentrer chez elle.
Certaines petites rues que nous ne connaissions pas offrent souvent une sorte de dépaysement pareil à la surprise que nous pouvons avoir en été lorsque nous découvrons soudain au bout d'une ruelle fleurie endormie dans l'ombre le bleu sauvage éclatant baigné de soleil de l' océan.
Il y a une superette dans la rue Darbon et c'est la raison pour laquelle Odile Langlois y passa. Et là voilà qui y entre à l' instant.
En franchissant le petit portique Odile Langlois répond au bonjour d'une employée derrière un comptoir qui est en train de charger un petit rouleau dans l'imprimante à tickets. Et alors qu'elle s'engage dans les rayons en regardant sa liste de courses sur son iphone, Odile s' interroge, fronce les sourcils, et reste immobile et dubitative pendant quelques secondes... Elle revient alors sur ses pas vers l'employée :
"Pourriez vous me dire à quelle heure vous fermez ?"
La question était idiote, les horaires étant inscrits sur les portes d'entrée, mais Odile s'en servit juste pour revoir le visage de la caissière.
"Je vous remercie."
Odile retourne dans les rayons et, tout en faisant semblant d' hésiter sur le choix d'un pot de confiture, elle n'en revient pas :
"Cette personne a exactement le visage, la voix parlée et douce de Catherine Deneuve dans le film Les parapluies de Cherbourg. Un sosie parfait ! c'est incroyable ça..."
Arrivée au rayon des yaourts Odile voit un peu plus loin une petite fille toute joyeuse avec sa maman et qui soudain se met à faire la roue en disant : "Non ! Non ! Non ! Lapin tu ne m'attraperas pas !!!" puis elle arrive en courant et s' arrête net juste devant Odile et lui dit en riant :
"Ce lapin est un peu fou !!! N'y faites pas attention !!!"
"Promis !" lui répond Odile en souriant. Et tout en voyant la petite fille de nouveau avec sa maman, Odile ne peut s'empêcher de murmurer à elle même : "Ça alors !!!! Cette petite fille à le visage d' Alice au Pays des Merveilles de Walt Disney ! Le même exactement !!!"
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photos paroles & musique : L' Air de Paris © 2O26